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Evreux - L'Abordage - 10/07/04 Setlist
(merci LN) Après un moment à causer (des trente ans de Rico, de Babeth à la plage, en passant par Deportivo ou l'étrange cas de deux siamois attachés par la barbe. La prochaine fois, demander à Mathias s'il a lu des livres d'Eric Chevillard), il était temps pour eux de se rendre au Forum - "Forum", ça veut dire Fnac, dans le patois vernaculaire - pour une séance de dédicaces. Quoi? Une séance de dédicaces? Si j'avais prévu ça, j'aurais emmené un CD et le bouquin de Mathias. Quelqu'un était au courant? En tout cas, ça n'a pas attiré grand monde. On est donc retourné à l'Abordage pour bouffer des pizzas sur les marches (rock'n'roll et diététique, n'essayez pas, c'est incompatible). De temps en temps, on voyait aller et venir Mathias ou Mike. De l'autre coté de la rue, trois types autour d'une voiture les hèlent: "Hey mec, j't'ai vu à Reims en 97, tu déchires!!! Hey! Y'a le Miky-Biky qui déchire!!!"... Enfin, les portes s'ouvrent. On avait vu tout à l'heure le nom de la première partie, Syrano, mais personne ne connaît. On découvre donc un groupe de java/rap, ou quelque chose comme ça, avec des textes soignés et souvent graves, voire plombants, alors que le chanteur est plutôt déconnant entre les morceaux. "A la guitare, ce n'est pas le chanteur de Kyo..." mais la ressemblance est frappante. Fallait pas le provoquer. Le voilà qui se met à chanter "Le Chemin", devant ses camarades effondrés. Le public a plutôt bien accueilli Syrano, mais dès que Guillaume a pointé le bout de ses lunettes pour s'occuper de sa contrebasse, l'excitation est montée d'un cran. Pendant que Miky-Biky accordait ses guitares sous mon nez, j'écoutais le disque de Johnny Cash qui passait, avec une sublime reprise de Heart Of Gold, de Neil Young. J'aime bien avoir un disque intéressant à écouter quand il ne se passe plus rien sur scène avant le début du concert, c'est toujours mieux que d'entendre les gens se plaindre qu'il y a un type trop grand devant eux (niark niark!). Le décor est le même que l'année dernière, des grandes fleurs de métal en fond de scène avec des ampoules au milieu, qui s'allument quand les lumières de la salle s'éteignent. Dionysos entre en scène au complet, pour la première fois de l'année. En costards (c'était trop beau, cette histoire d'ours...) "Vous êtes prêts?" demande Mathias, immobile. "Vraiment prêts? ... I ... Love... You..." Et on est tout de suite fixé (au cas où quelqu'un aurait eu un doute): ils n'ont pas perdu la main. "On peut dire que nous sommes assez contents de vous retrouver", déclare Mathias après le premier morceau. Vu l'ambiance, c'est réciproque. Je n'ai pas la set-list dans l'ordre mais la salve d'ouverture comprenait McEnroe's Poetry, Wet, Anorak ... le seul répit est arrivé après quatre ou cinq morceaux quand Rico a dû démonter sa caisse claire et taper sur le pied à coup de marteau pour réparer un truc. "Ecoutez!", demande Mathias... On entend les coups de marteau résonner dans la salle. "Vous avez déjà vu un réparateur de batterie comme ça avec une cravate?" (c'est vrai qu'il a un charme fou, le Rico) Quelqu'un dans la salle s'est mis à chanter "allez Rico, montre nous tes fesses, allez Rico, montre nous ton cul", le public a repris. Mathias: "J'suis sûr que celui qui a commencé à chanter ça, c'est pas une fille. Je vois plutôt un gros barbu avec un t-shirt de metal". Tout ça a permis à Rico de réparer sa batterie, et le concert est reparti comme avant. Il y a eu une très jolie version de Petit Colorado, avec des choeurs à l'unisson très réussis, et pendant ce temps là je voyais Guillaume avec une Gibson Thunderbird IV et je me disais: "ça va péter". Ouais. Surfin Frog à fond la caisse, Mathias déchaîné qui fait des bonds partout, le public de plus en plus remuant... J'aime ces variations de climat dans les concerts de Dionysos, et les impros autour des morceaux. Après Longboard Blues, Mathias s'est mis à imiter les autres: "elle: 'tasting the mint and testing the whiskey'... moi: 'I'm a bird, I'm a board, I'm a lying horse'... elle:' tasting the mint...' ...Mike:... [petite séance de mime]... Rico... Guillaume..." Il me semble bien qu'ils
ont joué un nouveau morceau, mais j'avoue que ça n'était
pas le plus marquant. J'ai plutôt retenu Can I, ou Tokyo
Montana, et les reprises de Thank You Satan et I Put A
Spell On You... Régulièrement, Mathias balançait
des bouteilles d'eau dans le public, lui-même a dû enlever
sa cravate (mais il a eu du mal). Il a également emprunteé
ses lunettes à un spectateur, avant de lui demander de chanter
"I'm a motherfucker". Je ne sais plus trop sur quel morceau il a joué du ukulélé ("de loin, on dirait une guitare, les gens ont l'impression que je mesure 2m40"), peut-être Theme From Western Sous La Neige (où Stephan jouait de la scie musicale)... On en prend tellement plein les sens qu'il est difficile de refaire le puzzle après (c'est pour ça qu'on y retourne). La synesthésie noue guette. Pour les plus distraits, Mathias a pourtant fait le résumé du spectacle en début de rappel, avec sa guitare acoustique: "On reprend tout depuis le début, ok?" Et là, il a enchaîné quelques secondes de chaque morceau, puis Smells Like Teen Spirit (un couplet et un refrain, un peu hésitant) et les accords de Where Is My Mind (Mi, Do#m, Sol#, La) Maintenant vous savez aussi. Arrêtez de fixer cet écran et allez former un groupe). (Eh oh, tout le monde est parti? Zut, j'aurais dû vous dire de ne pas tous vous mettre à la guitare. La batterie, c'est bien aussi. Et la basse, le banjo, la contrebasse, le xylophone, les platines, l'harmonica, la planche à laver, la mâchoire d'âne, les castagnettes... autant d'instruments qu'on a pu voir à Evreux. Sans compter que Rico siffle comme personne. Cela dit, il va falloir songer à abréger, si plus personne ne lit.) Le concert s'achève sur Coccinelle en version longue, avec le stage-diving rituel de Mathias. Enfin, le concert s'achève... presque. Alors que Babeth, Rico, Guillaume, Mike et Stephan quittent la scène, Mathias, qui avait l'air de les suivre, revient sur ses pas pour entonner Wedding Idea, torse nu, sans micro, ajoutant quelques notes avec l'harmonica qu'il avait encore dans la poche. Dix minutes plus tard, Babeth était de nouveau là pour signer quelques autographes. Mike en a signé plein aussi. Plus qu'à la séance de dédicace de l'après-midi. |