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Meknès
(Maroc) - Institut Français - 28/06/05 Setlist
(merci Sauceur) Dimanche 26 juin 10h gare de Lyon, Aurélie, Roland,
Didier et Sylvain arrivent en train de Lyon. Je les y rejoins. Julien/Oups
est venu exprès en roller nous dire bonjour. Merci d'avoir écourté
ta nuit juste pour 5 min. Il était au furia festival la veille
et il nous apprend que Kyo s'est ramassé pleins de bouteilles
sur scène ! On commence la journée par une bonne nouvelle
! On arrive sur les terres marocaines.
Y'a un grand soleil, il fait beau, chouette! Noureddine, le frère
d'un pote d'Aurélie vient nous récupérer à
l'aéroport. On se demande tous comment 6 personnes + les bagages
vont tenir dans une seule voiture, on espère qu'il a un grand
modèle. Loupé, il a une fiat Palio (et non Paléo),
à peine plus grande qu'une Punto. Va falloir se serrer. J'en
ai encore des bleus à la hanche du frottement contre la poignée
de la porte de la voiture. Sur la route, on s'arrête boire un
verre. Personne n'a de dirham, notre chauffeur a la gentillesse de nous
inviter. Nous sommes très gênés. On arrive à
Mekhnès, Noureddine nous propose l'Hôtel Ibis (qui en plus
d'avoir une piscine, est à 5 min à peine à pied
de l'Institut Français). On accepte bien volontiers, rassurés
par le côté "normes européennes" de la
chaîne d'hôtels. Arrivant chez Noureddine, nous sommes chaleureusement accueillis par sa fille de 8 ans, toute contente et intimidée d'avoir 5 invités français. Sa femme et sa belle-sur ont l'air également ravie de nous recevoir. On prend l'apéro dans le salon typique Maghrebin, en U avec des beaux coussins partout pendant que Madame et sa sur font la cuisine, je me sens limite mal à l'aise de leur absence, mais c'est la coutume là-bas. On discute, on apprend que Noureddine aime beaucoup la bière, que ses 2 grands fils sont partis en vacances dans la famille et que la petite aime beaucoup la photo. D'ailleurs, elle prend n'importe quel prétexte pour subtiliser le téléphone portable de son père pour nous prendre en photo, elle nous montre son album, elle pose pour nous. Dommage que nous ne parlions pas arabe et qu'elle ne parle pas français, la communication est difficile, mais Noureddine fait l'interprète. Enfin, le repas arrive. Madame nous rejoint.
Elle ne parle pas non plus le français, mais elle le comprend.
Cela commence par des crudités avec assaisonnement marocain qu'on
mange à la fourchette. Ensuite vient le tagine aux pruneaux,
que l'on mange avec du pain. Succulent. Moi qui aime moyennement les
pruneaux, je n'étais pas la dernière à me resservir
et à saucer le plat avec le pain. Le plat fini, nous sommes tous
repus, la peau du ventre bien tendue. Un bon thé à la
menthe pour digérer. Et nous revoilà dans la Palio pour
rentrer à l'hôtel, on se donne rendez-vous à mercredi
matin, Noureddine nous invite à déjeuner. Nous acceptons
avec joie. Lundi 27 juin On prend le petit déjeuner à
l'hôtel, on goûte les différents pains marocains,
un très sec n'a pas beaucoup de succès. Roland a déjà
fait une ballade dans la ville, car il s'est levé tôt.
On va récupérer nos billets pour le concert de mardi que
nous avions réservé à l'avance : 10 dirhams, à
peu près équivalent à 1 euros, ça va, c'est
pas cher. En sortant, on croise un homme qui devine très rapidement
que nous sommes les fans français. Il est très enthousiaste
pour le concert, il adore les nouveaux morceaux, c'est génial,
etc. On se rendra compte plus tard que c'était le directeur de
l'Institut Français, Pierre Raynaud. Vers midi, on rentre à l'hôtel
faire une pause. Roland et Sylvain décident de repartir en ville,
pendant que Aurélie, Didier et moi squattons la piscine et nous
faisons servir un verre au bord de la piscine, comme des stars
j'en profite pour écrire mes cartes postales. Sylvain et Roland
vont narguer les dionyfans sur le forum et repèrent des restos
pour le soir. On va en ville, dans la partie plus moderne.
On s'installe à une terrasse, on boit un sprite, on mange un
bout et on décide d'offrir quelque chose à Noureddine
pour le remercier de son accueil. Oui, mais quoi ??? Telle est la question
ha mais oui, des bières ! Il adore ça ! Allez hop,
on part à la recherche d'un vendeur d'alcool, ce qui n'est pas
une mince affaire au Maroc. On scotche sur une pub pour du kiri avec
une vache énorme sur un panneau publicitaire. Et là évènement
et contre-temps important, Sylvain se rend compte qu'il n'a plus ses
lunettes de soleil, on retourne au café voir si elles ne seraient
pas tombées par terre sans trop d'espoir, et par chance le serveur
les avait récupérées. Décidément,
les Marocains sont super gentils. Tout d'un coup, je sens une main sur
mon épaule et j'entends "stop lulu, arrête-toi",
ben quoi ? qu'est ce qui se passe ? ho, tiens Rico ! comme c'est bizarre
c'est lui qui a repéré notre groupe, je ne l'avais
absolument pas vu. "Bonjour, comment ça va ? Vous voulez
venir à l'Institut ?", nous demande en substance Rico et
nous acceptons bien volontiers. A l'Institut, arrivent en même
temps que nous Miky et Mathias. On va au petit café dans le jardin
et dans la conversation, ils nous invitent à assister au dernier
filage (c'est à dire, la dernière répétition
générale du concert) et Mathias émet l'idée
de nous faire écouter l'album. Evidemment, une telle proposition
ne se refuse pas. En fait, on a eu un peu de chance, car ils ont fait
une pause à cause de Guillaume qui s'est fait mal au genou, le
pauvre, il va boiter pendant plusieurs jours. Les lumières se rallument, les membres de Hoba Hoba Spirit, groupe Marocain qui sera la tête d'affiche mardi sont arrivés. Des journalistes avec une caméra sont là également pour un reportage qui devrait, si nous avons bien compris, être sur le DVD accompagnant l'album. Discussions, bavardages divers, puis Miky met le CD si mystérieux sur la platine, je me cale dans le fauteuil, je ferme les yeux et me laisse transporter par la musique et je voyage loin, loin, loin que c'est bon !!!!! Les chansons sont différentes des versions sur scène, les arrangements de cordes sont subtils (John Parish a fait du bon travail), le duo avec les Kills dépote, les thèmes abordés sont souvent graves et sombres, mais la musique reste entraînante et envoûtante. Je sens que le CD va beaucoup tourner dans mon lecteur à la fin de l'été. Ensuite Mathias et le directeur Pierre Raynaud nous invitent à dîner dans leur hôtel avec tout le monde : Dionysos, Kaolin qui sont enfin arrivés, Hoba Hoba Spirit et l'équipe de l'Institut. Qu'auriez-vous fait à notre place ? On fait juste un saut à notre hôtel poser nos affaires et prendre un pull et on inaugure les petits taxis bleus. Leur hôtel est plus classieux et typique marocain que le nôtre, et il y a 2 piscines !! Il y a déjà du monde à table, on s'installe à côté des Hoba Hoba Spritit. On apprend qu'ils sont très connus au Maroc (nous avons dîné avec des stars !) mais qu'ils ne vivent que difficilement de leur musique à cause du manque d'infrastructures dans le pays (circuit de distribution inexistant, rares possibilités de faire des concerts payants, peu de radios et télés diffusant du rock, ) et qu'ils ont déjà eu quelques soucis pénitentiaires à cause de leur engagement. Et ils sont super sympas. On finit la soirée, il est déjà tard, on se lève tôt demain. On rentre à l'hôtel où on vide les 3/4 de la bouteille de Get27 tout en essayant de réaliser notre chance. Mardi 28 juin Le grand jour. Noureddine vient nous
chercher à l'hôtel vers 10h pour aller rejoindre sa femme
au marché pendant que lui va travailler. Nous faisons le tour
du marché couvert, au milieu des étals d'épices,
de bouchers, de pâtisseries, de poulaillers, les odeurs me donnent
la nausée. Nous faisons nos emplettes d'épices diverses
et variées. Ensuite, nous repartons dehors, et nous arrivons
à un marchand de poterie et lampadaires. Aurélie achète
5 plats à tajine, on se demande où on va les mettre pour
le retour. J'en achète un plus petit, je ne sais toujours pas
si je vais le garder ou l'offrir. On fait un tour du marché extérieur,
Madame achète la viande pour le couscous du midi et on rentre
en petit taxi bleu. C'est l'heure, on entre. Y'a presque
personne dans la petite fosse. Les fauteuils se remplissent rapidement.
Suite à un petit mouvement de foule, on se précipite tout
devant à la barrière, du côté gauche (juste
en face de Miky). Le public est assez jeune, plutôt composé
d'adolescents et à notre surprise, y'a beaucoup de filles, plutôt
bien sapées (à noter que les adolescentes marocaines présentent
les mêmes symptômes que les adolescentes françaises
quand elles voient un musicien plutôt mignon : elles deviennent
hystériques. Ce n'est pas un phénomène culturel,
mais plutôt un phénomène générationnel).
Les mecs arborent souvent des t-shirts de groupes de métal /
hard-rock et autres groupes de ce genre. Les lumières se rallument pour un mini entracte, puis le moment M arrive enfin, les lumières s'éteignent, la fumée se répand depuis le fond de la scène, la musique d'Edward aux main d'argent commence . Et c'est la folie. Les morceaux s'enchaînent encore mieux que la veille, Mathias est bien bavard, tout le groupe est en super forme, même Guillaume qui a l'air d'avoir oublié sa douleur au genou. On ne sent pas la tension ni le stress de 1er concert, je me surprends à fredonner quelques passages. Mathias a des difficultés à obtenir le silence du public pour les morceaux les plus calmes et les plus tristes ; public qui réclame Hoba Hoba Spirit. Mais le dialogue finira par s'installer à force de patience. Le public marocain aime vraiment les chansons les plus rock et énergiques, ça pogote bien. Je fini le concert avec les appareils photo de notre équipée, les autres ayant pris l'option pogo-de-fin-de-concert. Sylvain fera le 1er slam de la tournée et Aurélie le 1er slam de sa vie ! Elle en perd sa chaussure, vite récupérée, heureusement. Placée plus près que la veille, je fais plus attention aux instruments : avec les guitares électriques, guitares acoustiques, violon, basses, contre-basse, teremin, batterie, banjo habituels, arrivent le ukulélé, la slide guitare, le violoncelle utilisé comme une guitare, la scie musicale, l'harmonica, etc beaucoup d'instruments assez rares et cocasses dans un groupe de rock classique. C'est ce mélange des genres que j'aime chez eux, entre autres. Pendant 1h-1h30, plus rien n'existe, la musique et ses flots d'émotions prennent le pas dans mon esprit, ça va être dur de revenir sur terre La dernière chanson finie, comme d'habitude, ils font le salut devant la scène et invitent Pierre Raynaud à les rejoindre pour le remercier. 2ème entracte, on va prendre l'air dehors car la chaleur est suffocante à l'intérieur. On rentre au début de Hoba Hoba Spirit. C'est pas mal du tout, mais assis au fond, on ne voit rien et puis en ce qui me concerne, quelque soit le groupe qui joue après Dionysos, il m'a toujours semblé fade Hoba Hoba Spirit, bien que très énergique, ne déroge pas à la règle. Le public marocain est en transe, ils sont venus les voir eux, ça bouge bien dans la fosse. On ressort donc boire un verre, on discute tout en écoutant d'une oreille, faudrait que je réécoute plus attentivement. Nous faisons connaissance avec des français qui ont également fait le déplacement exprès, d'autres qui travaillent au Maroc et profitent de l'occasion d'un concert rock. Pierre Raynaud et Mathias s'installent à notre table. Ils sont contents. Plus de 700 places ont été vendues (plus une cinquantaine d'invitations) et il n'y a pas eu d'incident majeur. C'est un franc succès. Le Directeur est encore stressé, tant que le concert ne sera pas terminé, il y a un risque de débordement. Mais tout ira bien. La 2ème partie de la soirée
commence tout doucement. Nous récupérons les affiches
du festival et les faisons dédicacer par Mathias qui est pris
d'assaut par ses nouveaux fans. Notre plan était de le faire
signer par tous les musiciens, mais nos marqueurs ont vite disparus
dans les mains des adolescents et les occasions ne se sont pas toujours
présentées. Un barbecue se met en place. Nous n'avons
pas mangé depuis le couscous et il doit être minuit, nous
sommes invités, ce n'est pas de refus. Nourriture, boisson à
volonté
C'est mon 1er vrai after ! L'ambiance est sympa
et décontractée, musiciens, techniciens, membres de l'institut,
journalistes, amis, fans discutent et dégustent au frais de l'Etat
Français. Y'a pire comme soirée !! On finit par rentrer. Nous sommes tous
les 5 sous le choc de la soirée. Etait-ce un rêve ou la
réalité ? Quoique fatigués tant nerveusement que
physiquement, nous n'avons pas envie de nous coucher, de mettre un terme
à cette journée. On se finit la bouteille de Get27 tout
en regardant les photos prises et nous remémorons les moments
forts de la soirée. Aucune idée de l'heure qu'il peut
être quand la lumière s'éteint
demain on
s'en va
pas envie de rentrer
et si on loupait l'avion
? Ça nous ferait un bon prétexte pour aller au concert
de Casablanca. Dur, dur le réveil, au propre
comme au figuré. Dernier petit déjeuner au bord de la
piscine, on y retrouve un Français rencontré la veille
qui ira au concert de Casablanca, le chanceux ! Mohamed de l'Institut
nous a trouvé un grand taxi pour aller à l'aéroport
de Fès. Effectivement la voiture est plus grande que la Palio
de Noureddine! Une heure de route, nous sommes silencieux le long du
voyage; regarder les paysages n'est qu'un prétexte pour se laisser
aller à la mélancolie qui pointe déjà son
nez. On se perd pour arriver à l'aéroport, mais le chauffeur
réussi à trouver son chemin facilement. Jeudi 30 juin On se lève vers 5h, petite nuit. Aurélie, Didier, Roland et Sylvain partent prendre le train. Je me recouche finir ma nuit. Je me fais réveiller vers 10h par le plombier qui me prévient qu'il va venir ce matin changer mon chauffe-eau. Ha oui, j'avais oublié, il est en panne depuis le 22 juin au matin . Je me traîne toute la journée à cause d'un méga coup de blues post-vacances. En plus, j'ai super mal à l'estomac et ça va durer tout le week-end belfortin ; j'ai appris vendredi que nous étions tous les 5 malades. J'aimerais remercier toutes les équipes de Dionysos, Kaolin et Hoba Hoba Spirit ; les gens de l'Institut Français de Mekhnès, Pierre Raynaud et Mohamed Beyoud notamment ; Noureddine, sa fille, sa femme, sa belle-sur ; notre équipée Aurélie, Didier, Roland et Sylvain et toutes les personnes rencontrées au Maroc pour leur gentillesse, leur accueil, leurs sourires, leurs musiques. Un grand merci spécialement à Babette, Guillaume, Mathias, Miky, Stéphan et Rico pour leurs concerts et les émotions qu'ils véhiculent. J'étais partie voir un concert d'un de mes groupes préférés, je suis revenue avec des tonnes de souvenirs, une aventure humaine et musicale inoubliable et une grande impatience de pouvoir réécouter à l'envie Monsters in Love et refaire encore et encore des concerts. Et merci au dionyweb et aux dionyforumeurs, sans qui je ne serais jamais partie |