Clergoux - Festival
de Sedières - 25/07/04
Review par OscarTramor
Les derniers kilomètres
avant l'arrivée me paraissent long mais le paysage est tellement
magnifique, une immense foret de pins, je me demande si c'est bien
la route car le lieu est si désert, pas de voitures, pas
de villages, c'est vraiment en plein coeur des bois ! Finalement
après quelques kilomètres seul, j'aperçois
enfin quelques panneaux Sédières 2004, parking...
enfin arrivé ! Le cadre est vraiment somptueux. Un
immense château, au milieu des pins, qui domine un petit lac
entouré de nombreuses granges retapées, une abritant
un restaurant, une autre une salle de spectacle... celle où
se déroule le festival d'ailleurs ! Seconde surprise après
le cadre, c'est tout petit le lieu des festivités, cela promet
un concert intimiste à mon plus grand bonheur. Pas plus de
4/500 personnes je pense. Après une courte queue pour avoir
les
billets, l'organisation est un peu désemparé mais
tout se passe bien, une petite frite, une petite visite des lieux,
c'est déjà l'heure de Christopher O'Riley.
Christopher est un pianiste,
seul sur scène qui reprend des titres de Radiohead à
sa façon, modelant les titres pour les jouer entièrement
au piano. "True love waits", "Exit music", "
Paranoid Android" avec une partition qui fait plus d'1m20 de
haut, "Karma police", "There there", "Airbag",
"Everything in its
right place", le fameux "Let down" jamais joué
en live par la bande a York. Tous les grands titres y passent, mais
il manque quelque chose tout de même, on attend à chaque
instant la voix de Thom ou un petit riff de guitare mais bien entendu,
ils ne viendront pas, il a beau jouer superbement et y mettre plein
d'entrain,
c'est vraiment impressionnant la vitesse à laquelle il joue,
on croirait presque entendre 2 ou 3 instruments tellement ses doigts
danse vite sur le clavier. La sauce ne prend qu'à moitié,
on se surprend à rentrer dans son monde, mais malheureusement
cela dure peu car on est toujours en attente d'une voix. Il reviendra
2 fois sur scène aux tonnerres d'applaudissements.
Après un rapide
changement de scène, le temps d'évacuer le piano,
Your birthday cake, alias Philippe Saucourt prend place sur la scène,
c'est un chanteur/guitariste qui taquine aussi bien le banjo, que
l'acoustique ou la guitare électrique. Toujours avec une
belle maîtrise. De temps en temps il est accompagné
d'une boite à rythme, il reprend des chansons bien connu,
mais toujours bien adapté à son monde, des Sex pistols,
Joy division, The Nightwich, ou le "Wave of mutilation"
des Pixies. Sympathique moment. Il avait l'air plus que ravi d'être
là.
La scène est
à nouveau vite changé pour accueillir The film, un
groupe français qui s'est fait connaître grâce
à la publicité pour la Peugeot 607 "Can you trust
me". Le groupe est composé d'un bassiste/chanteur, d'un
guitariste, d'un clavier/DJ, et d'un saxo. Original comme line up
mais très efficace. Ils nous délivrent un rock qui
vire au punk rock avec des beats électro/disco qui donne
une ambiance très glam, power rock. Un très bon moment
et une belle découverte, à surveiller la sortie de
leur prochain cd. En tout cas sur scène, ça dépote
! Une belle entrée en matière pour les Dionysos. L'accueil
réservé par le public est très chaleureux et
chaque groupe aura eu son lot d'ovations.
C'est devant un public
surchauffé qu'arrive les 5 très attendus de Valence,
qui sont désormais 6, car un certain Stéphane les
a rejoint, qui joue aussi bien de la guitare, du banjo, du clavier
que de la scie musicale. Entrés sur scène sur "I
love you" et déjà tout le monde se déchaîne.
"McEnroe" ne calme pas
les ardeurs du public et c'est tant mieux ! Sur scène ils
se défoncent encore plus qu'à l'habitude j'ai l'impression.
Ils ont encore réussi à changer plein d'arrangements,
ils sont vraiment infatigables et toujours avides de nouveautés
!!! "New eyes blues" est joué au banjo, une nouvelle
chanson folk nous est offerte "Miss acacia", un bel avant
goût du futur. "Anorak" est de plus en plus rock,
"Petit colorado" calme un peu
la fosse qui est déja presque à l'agonie. Mathias
slamme dans le public sur "Frog=Electric torch", et arrive
même à monter sur une petite fenêtre perchée
de la grange pour dominer le public, c'est vraiment une pile électrique
ce gars là, il saute partout sous les acclamations de ses
aficionados qui en redemande encore et encore ! "Don Diego"
est joué dans sa version courte, reprise en coeur. "Song
for Jedi" rameute encore plus de chanteurs amateurs et son
final explosif est vraiment superbe d'intensité. "Longboard
blues" est chanté façon ragga/rap, très
bonne version qui encore une fois est bouleversé par rapport
aux précédentes versions... Une nouvelle couleur est
à ajouter aux Dios, à croire qu'ils savent tout faire
!!! Le temps est venu de nous quitter une première fois sur
"Thank you Satan" chargé d'émotions et de
forces. Moment intense. Les 500 personnes hurlent un rappel qui
ne sera pas très long. Ils reviennent sur scène avec
le thème d'intro du dernier album "Western sous la neige",
puis une chanson débute que je peine à reconnaître,
c'est encore "Wet" qui a subit un lifting complet !!!
Méconnaissable. Quel bonheur de redécouvrir des morceaux
que l'on connaît pourtant bien... CoxInHell conclut le set
de façon rageuse avec un groupe à l'apogée,
qui n'en finit plus de partir dans des délires musicaux,
de tirer le morceau à l'extrême, Mathias traverse la
salle en slammant, chante le refrain de "Coccinelle" a
cappella debout sur la table de
mixage puis relance la machine de guerre, les musiciens n'en peuvent
plus mais sont obligés de tenir les riffs car le chanteur
continu son show, monte sur les baffles, fais des roulades, arrache
sa chemise, se jette à nouveau dans la fosse ! Endiablé
et infatigable ce soir là le Mathias !! Ils sont ovationnés
comme il se doit, sur la traditionnelle chanson de fin, saluent
le public qui insiste pour un second retour, mais normalement le
set est finit. Devant l'insistance, Mathias improvise un "Wedding
Idea" tout seul. Il rejoint ses acolytes dans les loges, le
rappel se fait encore plus fort. Et à la surprise générale,
ils reviennent encore se donner et offrir quelques morceaux supplémentaires
!! Ils recommencent même le concert en acoustique "I
love you", "MacEnroe", "New eye blues"
et un vrai morceau en version électrique "Can I".
Le concert se termine dansle bonheur complet, formidable prestation...
Tout le monde ne s'y trompe pas et est ébahis devant le show
diaboliquement efficace et énergique. Merci pour ce moment
de joie intense.
Le retour est très dur
tant la fatigue est présente, mais quel bonheur !
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