Interview Effervessonne
Attention, les shows de Dionysos peuvent être extrêmement
choquants pour les âmes sensibles nourries exclusivement à
base de produits édulcorés vus à la télé
! Jugez plutôt : grands écarts, chansons enthousiasmantes,
sauts dans le public, pirouettes, cacahuètes, hurlements,
sourires, versions remaniées pour le live, regards hallucinés...
Les retardataires qui n'ont jamais eu le privilège de voir
le quintet valentinois sur scène vont être très
surpris ! Le chanteur, acrobate, guitariste et auteur du groupe,
Mathias Malzieu nous explique les raisons de la forme olympique
du groupe.
Meeuuhh : Quels sont les artistes qui vous ont donné
envie de prendre un instrument et de jouer de la musique ?
M.M. : Il y en a énormément ! Au début,
on écoutait principalement Nirvana, Noir Désir, les
Pixies et le Velvet Underground. Ca s'est métamorphosé
en un arbre généalogique de choses où on s'est
intéressé, par curiosité, à plein d'autres
trucs.
Meeuuhh : Je vous ai vu trois fois sur scène et, à
chaque fois, je me demande comment vous faîtes pour tenir
cette forme sur scène...
M.M. : On essaye de privilégier notre spontanéité,
notre côté instinctif. Ce genre de choses-là,
c'est fragile, mais on essaie de les favoriser un maximum, d'être
le plus naturel possible, de se laisser aller à ce qu'on
sent le mieux et à ce qu'on fait le mieux !
Meeuuhh : Il paraît
qu'après votre concert très réussi à Vienne
(38) en juillet 2002, Iggy Pop est venu vous féliciter dans
les loges ?
M.M. : Ouais ! C'était un super beau moment ! On était
tout timide... Il m'a dit que je lui avais fait penser à François
Truffaut avec un rock'n'roll band ! J'étais impressionné,
j'ai fait signer mon premier album des Stooges. C'était un
joli moment !
Meeuuhh : Vous
commencez à avoir un succès assez conséquent,
est-ce que vous êtes désormais obligés de sortir
de chez vous "déguisés en pas vous" ?
M.M. : Non, ça reste mignon et ça arrive principalement
dans les salles de concert. Parfois, c'est rigolo de se faire reconnaître
et de signer un autographe au supermarché quand tu es en train
d'acheter tes 500 g de pâtes. Pour le moment, ça ne change
pas notre vie, on n'en est pas là !
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