Fender Mag - n°1 - Septembre 2002


Délicieusement rétro par Mike

Son look rétro peut ne pas plaire mais force est de reconnaître que la Toronado est un instrument pêtri de qualités qui ne demandent qu'à s'exprimer sur scène.

Comment ai-je découvert cette guitare ? En fait, par hasard. Je suis tombé dessus dans un magasin, elle était d'occasion et je n'étais pas spécialement parti pour m'acheter une guitare.
Quelles sont ses principales qualités ? D'abord, je dois dire que je ne suis pas " technicien " de la guitare. Je ne connais pas grand chose aux caractéristiques techniques des guitares que j'utilise. Je les choisi en fonction de leur forme, de la manière dont elles sonnent, et de leur originalité. Je préfère les guitares qui ont un son assez typé, avec du caractère, peu conventionnelles. De ce point de vue, la Toronado est une guitare assez atypique.

Love at first sight
Elle m'a tout de suite plu, je marche beaucoup au coup de coeur. J'ai craqué sur son design, mais cela ne fait pas tout. Elle est assez différente des Mustang que j'avais jusqu'alors. Le manche est plus long mais très agréable à jouer. Les aigus sont très accessibles, bien que je n'y aille que rarement, je dois dire. Elle est montée avec deux micros humbuckers, ce qui est assez rare chez les Fender qui sont normalement équipées de micros simples bobinage traditionnels. Il en résulte une qualité de son remarquable, un des deux micros étant très chaleureux, mais assez précis, l'autre plus précis, plus clair, plus incisif, plaira aux amateurs de solos. Le passage d'un micro à l'autre se fait avec un switch situé en haut du corps. Facile d'accès, il permet de passer rapidement d'un type de son à un autre, pour le passage du son clair à la disto par exemple, ou de mixer les qualités des deux micros, pour la rythmique.
La Toronado est aussi équipée de quatre potentiomètres. En jouant sur le volume et la tonalité de chacun des deux micros, on obtient un grand nombre de possibilités de sons, mais tout cela reste assez simple (je suis un peu terrorisé par la complexité des réglages de la Jaguar par exemple !). En outre, elle est très bien équilibrée, ce qui est important sur scène. Bref, pour moi c'est le coup de cœur !

Mon matériel ?
Un ampli Fender Super Reverb (1976), une Fender Toronado (Mexique), une Fender Mustang (Japon), une Danelectro Baritone.

Les morceaux sur " Western sous la neige " où je me sers de la Toronado ?
- " Song for Jedi " : son clair filtré avec une pédale d'équalisation.
- " Don Diego 2000 " : avec la réverb du Super Reverb, switch entre les deux micros.
- " Coiffeur d'oiseaux " : avec la corde de mi descendu en ré.
- " She is the Liquid Princess " : riff avec la fuzz et le micro aigu.
- " Surfin' Frog " : entièrement avec le micro aigu.